Ma soeur a passé son entretien avec le principal de ce fameux collège, ainsi que la conseillère d'éducation, avec laquelle j'avais eu le plaisir de travailler. Le principal, lui, je ne le connais pas, il avait changé lors de mon départ pour de nouvelles aventures.
L'entretien en lui-même ne s'est apparemment pas très bien passé, il semble qu'il ait fallu qu'elle se justifie sur de nombreux points personnels. Néanmoins, je reste persuadée qu'elle a toutes ses chances. Elle devrait être rapidement mise au courant de la suite des évènements. Je croise les doigts, cela lui permettrait de retrouver la vie active.
Si C. pouvait également retrouver la vie active, ce serait carrément le pied. Seulement lui, ne se donne aucune chance. Je crois qu'il va falloir que je fasse de nouveau des recherches à sa place.
Pas plus tard qu'hier, j'ai de nouveau abordé notre problème de communication, ou plutôt le sien, car de mon côté, je fais de nombreux efforts. J'essaie de le bousculer, de lui faire comprendre que tant qu'il n'y aura que moi qui tenterai de faire bouger les choses, rien ne se passera.
La seule chose qui le fasse réagir, ce sont les menaces. Les rares fois où je l'ai menacé de le quitter, j'ai obtenu de nombreuses promesses. Mais malheureusement, celles-ci ont été sans réelle suite.
Lors de notre escapade d'une semaine chez ses parents cet été, il m'avait promis que dès notre retour, il changerait. Il faut dire qu'il a peur du regard et du jugement de ses parents. Il devait craindre que je ne détruise ses belles paroles et ses beaux mensonges devant eux. Je ne l'ai pas fait, j'espérais encore une fois que cela le fasse réagir.
Mais dès notre retour, j'ai eu beau patienter, rien n'a changé. Je me demande même si ce n'est pas pire qu'avant.
Il est en train de prendre un bien mauvais chemin. Il ne prend même plus la peine de se laver tous les jours. Malgré mes nombreuses réprimandes à ce sujet, il se laisse aller. J'ai l'impression qu'au fond, c'est encore un gosse. Seulement cela commence à avoir une grande incidence sur notre vie de couple, si je peux appeler ça comme ça.
Notre vie de couple justement, commence à devenir une espèce de colocation, c'est triste à dire. Et encore plus à vivre. Je peux tolérer de nombreuses choses, mais cela n'arrangera jamais les choses, bien au contraire.
Je reste persuadée pourtant qu'un travail lui permettrait de se remettre sur les rails. De reprendre une vie normale. De retrouver une vie sociale. De reprendre goût à plein de petites choses.
De mon côté, cela finit par me détruire à petit feu. Je m'étais bien remise aux révisions, mais depuis quelques jours, j'ai du mal à m'y mettre. Il faut que je me reprenne très rapidement en main, et que je ne me laisse pas aspirer par le tourbillon de l'inactivité. Il faut que je tienne le coup !