La semaine se finit enfin. Après un passage par l'administration encore une fois, avec une file d'attente à n'en plus finir. Deux heures pour être reçus à un guichet l'espace de quelques secondes, puis nouvelle file d'attente pour atterrir à un nouveau guichet afin d'obtenir un petit bout de papier, perdu par le chéri.
Et tous ces gens, tous là pour le même bout de papier, debout, les yeux rivés sur la borne qui donne le numéro de la prochaine personne à sortir enfin de là.
Dire qu'hier, nous avons passé tous deux un concours pour rentrer dans ... l'administration. Encore une fois, durant l'attente de l'ouverture des sujets, nous avons eu le droit à la lourdeur de l'administration, une lecture des textes obligatoires, des mises en garde, des précisions dont tout le monde se contrefiche.
Ce concours est un concours de catégorie C, bien que je pourrais prétendre à des concours de catégorie A. Je suis d'ailleurs persuadée qu'un concours de niveau supérieur est moins difficile qu'un de catégorie C.
La raison en est simple, tout le monde se rue vers les concours de niveau inférieur, en espérant avoir plus de chances. Résultat : le concours a un niveau fort élevé. Il suffit d'avoir le brevet des collèges en poche pour pouvoir le passer. Et pourtant, si vous ne possédez que ce diplôme, vous n'avez qu'une très infime chance de le réussir.
Mon ami est sorti de l'épreuve assez content de lui. Pour ma part, je ne me prononce pas étant donné que nous n'avons aucune idée du barème utilisé lors de la correction. Dans un mois, nous serons fixés. Nous verrons bien, de toute façon, je ne suis pas particulièrement intéressée par un tel poste. Mais à défaut d'autre chose ...
Ce qui m'intéresse, c'est le concours de professeurs. Je me suis enfin inscrite à la bibliothèque afin de pouvoir consulter les ouvrages dont j'ai besoin pour mes révisions. Les tarifs de celle-ci ont une nouvelle fois augmenté. Mais qu'à cela ne tienne, il faut encore et toujours faire quelques sacrifices pour accéder au savoir.