Le journal sans titre

Confessions

Lundi 11 Septembre 2006 à 9h04


Enfin le lundi tant attendu.Celui qui augure des futures semaines chargées !

Cet après-midi, ou demain, j'irai m'inscrire à la bibliothèque universitaire, fermée jusqu'alors pour cause de vacances.

Le prix est assez élevé, mais comparé au prix des bouquins, c'est finalement pas grand chose.

Ensuite, il ne me restera plus qu'à me mettre sérieusement au travail, cinq mois pour y arriver, c'est possible.

Ce n'est pas pour autant que j'abandonne toutes les autres possibilités : jeudi, j'irai passer un concours, qui n'a rien à voir avec ce que je souhaite faire, mais il faut bien garder quelques alternatives, en cas d'échec futur.

Sait-on jamais, un sujet bien difficile n'est pas à exclure, vu le nombre de candidats.


Je pense beaucoup à ma maman ces temps-ci, elle aurait eu 54 ans dans quelques jours. Elle nous a quittés il y a quelques temps, en l'espace d'un mois.

Je me rappelerai toute ma vie ce samedi de juin, comme si c'était hier, nous arrivions avec mon ami pour quelques jours. Nous lui avons fait quelques courses, nous avons mangé avec elle, puis après manger, nous avons papoté quelques minutes, puis nous nous sommes mis à faire un peu de ménage avec ma soeur aînée, j'étais seule avec ma maman à l'extérieur lorsque je l'ai vue faire son premier malaise.

Nous avons appelé très rapidement les pompiers, elle a repris ses esprits quelques minutes, puis un second malaise lui a été fatal. Les pompiers ont eu beau tenter de la ranimer à leur arrivée, sûrement parce que nous les connaissions bien, il n'y avait plus rien à faire, c'était déjà trop tard. Je l'ai embrassée et lui ai dit que je l'aimais. Tout a été très rapide, dire qu'elle me disait le soir même qu'elle avait échappé de peu à la mort. Peut-être le sentait-elle, je ne sais pas.

Elle a attendu de nous revoir avant de s'en aller pour toujours, tout cela est gravé dans ma mémoire.

La vie n'a jamais été tendre avec elle, mais elle s'est battue jusqu'au bout et je ne la remercierai jamais assez de tout ce qu'elle a toujours fait pour nous, ses enfants. Je regrette de ne pas avoir pu faire plus pour elle.

J'espère que, là où elle est, elle est en paix.

Je ne peux m'empêcher de pleurer en écrivant ces lignes, elle me manque tellement.

Je t'aime maman, je ne t'oublierai jamais.